Exploiter les compétences
Les affaires portées jusqu'à présent devant le Tribunal
comprennent des procédures de prompte mainlevée de l'immobilisation
de navires - qui ont suscité de l'intérêt sur le plan international
-, des différends en matière de pêcheries ou des litiges portant
sur la licéité de rejets de substances polluantes en mer.
Indépendamment de ces procédures, la concentration de
compétences acquise au sein du Tribunal se fait également sentir
dans d'autres domaines, grâce notamment aux activités menées en
prévision de la création de la Fondation.
Il s'agit notamment de l'organisation, dans le cadre des «
Maritime Talks » du Tribunal international du droit de la mer, d'un
colloque sur le thème « Le terrorisme mondial : de nouveaux défis
pour la marine marchande » par le comité fondateur de la Fondation
internationale du droit de la mer, en association avec plusieurs
instituts universitaires et institutions maritimes publiques, ainsi
qu'avec le Tribunal international du droit de la mer.
Ce colloque a réuni plus de 160 personnalités publiques, chefs
d'entreprises, universitaires et juristes de plusieurs pays, qui
ont examiné la question de savoir dans quelle mesure des
modifications en matière de droit maritime s'imposent au lendemain
des attentats du 11 septembre, ainsi que le rôle à jouer par le
Tribunal international du droit de la mer, en sa qualité de garant
pour ce qui est du droit de la mer, dans le développement du droit
maritime.
Les objectifs du colloque
Les objectifs du colloque, conçu comme un dialogue entre le
monde universitaire et les milieux des affaires, s'accordaient
parfaitement avec les buts de la Fondation, à savoir « réunir des
spécialistes du monde entier qui s'intéressent aux thèmes du droit
international de la mer / droit maritime international ». Cette
manifestation, qui a bénéficié d'une grande couverture médiatique,
avait été organisée de façon à coïncider avec le début de la
session d'automne du Tribunal international du droit de la mer.
Un champ d'action élargi
Dans l'avenir, la Fondation veillera particulièrement à «
favoriser la coopération entre institutions nationales et
internationales agissant dans le domaine du droit international de
la mer / droit maritime international », en mettant par exemple à
la disposition du public intéressé les résultats de ses activités.
Avec la promotion de la recherche et de l'enseignement, tel que le
prévoient les statuts, la mise en place de programmes de stage et
de bourses d'études et la création de l'Académie, la Fondation
atteint sa vitesse de croisière.